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Après-midi poétique 2012

A l’occasion de la parution du numéro 3 de Peut-être,
l’Association des Amis de l’Œuvre de Claude Vigée vous convie à son

Après-midi poétique

le samedi 10 mars 2012 à 15 heures

Notre après-midi poétique fut cette année variée, débutant par l’évocation, par Patricia Sustrac, Présidente de l’Association des Amis de Max Jacob, du poète épistolier. Patricia Sustrac a su mêler les évocations tragiques et incisives des années de guerre à l’entrain, et la richesse verbale, d’instants antérieurs, et plus fastes. Nous retrouverons ces aspects dans le numéro 4 de Peut-être, selon toute vraisemblance.

La transition avec André Spire était aisée. Marie-Brunette Spire a tout d’abord évoqué son père par la lecture de Georges-Emmanuel Clancier, dans son ouvrage publié en 1987, Dans l’aventure du langage : « On peut s’étonner que ce poète profondément original et dont le modernisme fête les noces de l’intelligence et du cœur ne soit pas aussi connu qu’il le mérite. » [1] Nous allons essayer de remédier à cette situation avec nos modestes moyens par la publication d’un Cahier André Spire, partant de la sélection lue le 10 mars avec brio et sensibilité par Marie-Brunette.

Jean Witt nous a ensuite bouleversés par son évocation de Jeanine, que les lecteurs de Peut-être connaissent puisque Jean l’a évoquée par deux fois dans notre revue, à propos du visage, puis en ce qui concerne le puits.
Rappelons que Jean Witt est l’auteur d’un ouvrage intitulé La plume du silence : Toi et moi... et Alzheimer. [2]

Hélène Péras, par sa lecture de poèmes extraits de son recueil La mémoire et la voix [3] venait en contrepoint, tout en confirmant la véracité des dires de Jean Witt, qui nous remettait en mémoire ce vers de Claude Vigée : « L’homme naît grâce au cri. » [4] Nous remercions Hélène d’avoir offert six exemplaires de ce très beau recueil à l’association. En un clin d’oeil, d’ailleurs, il n’en est plus resté un seul ! Et merci également à Hélène d’avoir établi la transition avec ce qui venait ensuite en lisant deux poèmes de Claude.

Claude Vigée s’est ensuite entretenu avec Jessica Stephens, qui enseigne à Paris 3 Sorbonne nouvelle, de sa traduction des Quatre quatuors de T.S. Eliot. Nous avons goûté les remarques très fines de Jessica et Claude s’est vu replonger dans sa jeunesse, évoquant pour nous ces premiers moments de son exil en Amérique

L’après-midi fut couronnée par une lecture de poèmes de Claude Vigée. Il fut longuement applaudi, et nous l’applaudissons encore, très affectueusement. Nous remercions vivement Jola et Daniel Vigée qui l’ont accompagné de sorte qu’il assiste, comme chaque année, à l’après-midi poétique de son association

Je remercie chaleureusement tous ceux qui, souvent de loin, d’Alsace ou de Bourgogne, ou bien d’Orléans, ont fait le voyage pour assister à cette après-midi, ou pour l’animer.

Anne Mounic
Chalifert, le 12 mars 12.

Institut du Monde anglophone
5, rue de l’Ecole de médecine - 75006 Paris - Métro Odéon

Notes

[1Georges-Emmanuel Clancier, Dans l’aventure du langage. Paris : P.U.F., 1987, p. 22.

[2Paris : Presses de la Renaissance, 2007.

[3Paris, 1983, hors commerce.

[4Claude Vigée, Mon heure sur la terre. Paris : Galaade, 2008, p. 477.

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