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EditorialPeut-être N°1 - Revue Peut-être
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Editorial
Peut-être N°1

par Anne Mounic

Le défi de Jacob
–- son unique destin –
soit la parole : enfin
humaine.

« Délivrance du souffle »

Il est assez émouvant d’écrire l’éditorial du premier numéro de Peut-être, revue portée par une association réunie autour d’une œuvre fondamentale. J’emploie à dessein ce mot, car non seulement l’œuvre de Claude Vigée se situe dans la grande tradition de la poésie française – le poète est grand lecteur de Racine et de Corneille, de La Fontaine, pour lequel il éprouve une tendresse particulière, de Victor Hugo, de Maurice de Guérin et de son cher Centaure, de Baudelaire par-dessus tout, dont il apprécie la vision double de l’existence, en son horreur, en sa ferveur, mais aussi de Mallarmé, qu’il critique, mais dont il reprend, dans « L’œuvre de l’araignée noire », poème du recueil Apprendre la nuit (1991), « rien n’eut lieu que le lieu » [1] –, mais elle est riche, en sa puissance, d’une ouverture aux générations qui le suivent. Comme l’a d’ailleurs remarqué Michèle Finck à propos des poèmes de « La vallée des ossements » dans La Corne du grand Pardon, au colloque tenu à Cerisy en 1998, l’œuvre de Claude Vigée aspire à ce que Rilke appelait « l’ouvert » (« das Offene ») dans la Huitième élégie de Duino : « A travers cette structure formée par les sons ou et vert (inconsciente, sans doute, et par là même porteuse de sens, au contraire des jeux souvent stériles de l’harmonie imitative), n’est-ce pas le désir de « l’ouvert », désir générateur de la poésie de Vigée, qui s’écoute ici, dans la texture profonde de ces pages écrites au plus noir de l’exil d’Amérique ? » [2]

L’ « ouvert », c’est le dépassement du tragique, cette infinie possibilité de l’être en lui-même, cette puissance qui, dans le devenir, crée son au-delà :
« Und sieh die halbe Sicherheit des Vogels,
der beinah beides weiß aus seinem Ursprung,
als wär er eine Seele des Etrusker,
aus einem Toten, den ein Raum empfing,
doch mit der ruhenden Figur als Deckel.
Und wie bestürzt ist eins, das fliegen muß
und stammt aus einem Schooß. »
« Et vois l’oiseau, sa demi-sûreté, lui qui par origine
presque sait l’une et l’autre patries,
étant ainsi que l’âme d’un Etrusque
issue d’un mort qu’un espace a reçu,
avec pourtant son portrait de gisant comme couvercle.
Et quel n’est pas le choc et l’émoi chez celui qui doit voler
en prenant hors du sein son élan ! » [3]

Ce dépassement s’effectue grâce à la vigueur du souffle, ou de la voix, qui est la force de création intérieure de l’individu et se déploie à partir du choix éthique du sujet. Claude Vigée a appelé tour à tour ce lieu de nulle part, cette demeure intime, « noyau pulsant », dans Délivrance du souffle (1977), « lac de la rosée », dans Apprendre la nuit (1991), et, reprenant la tradition cabalistique, « aleph », dans Dans le silence de l’Aleph : Ecriture et Révélation (1992). Au plus profond de ce domaine sans cesse élargi par l’exercice poétique, la conscience réflexive se confond avec l’aspiration à la réciprocité et surgit alors au sein du poème une perspective existentielle qui dépasse l’individualité propre du poète en tendant vers l’autre :
« Si le cœur aimant parle au cœur
il n’a nul besoin d’une bouche :
l’oreille ouverte lui suffit. » [4]

En cette ouverture, nous ne sommes pas loin de la Bible, telle que la comprend Claude Vigée et que l’exprime également Betty Rojtman dans Le pardon à la lune : Essai sur le tragique biblique : « La Bible est le livre de l’espérance. Source vive d’une croyance où s’enracine l’utopie des hommes, la douceur d’un autrement. Bonne parole que le malheur encore n’a su effacer, le vieux rêve qui s’obstine de l’epos, où des champs de lumière, plus larges et plus glorieux, bordent notre agir, où quelque chose de ce qui nous vient se ressource à l’origine ancienne, majestueuse, au goût tiède de la transparence dans l’aveugle suite des événements.

La Bible nous est refuge et commencement. Contre les dieux grecs de la vengeance et du déclin, elle nous dit l’attente messianique, le prix des peines et le pardon accordé, elle nous dit le chemin. Contre l’ironie tragique, elle dit la liberté. » [5]

Et l’auteur de ce très bel ouvrage de citer le Deutéronome (30, 19), que Claude cite si fréquemment : « J’ai placé devant toi la vie et la mort, le bonheur et l’adversité : tu choisiras la vie. »

Il s’ensuit que la parole vise à réparer, malheur, inconduite, défaite, chagrin. La parole poétique davantage encore, qui monte de la source de nous-mêmes et n’ignore rien des affres du destin. La vision tragique, fondée sur le sacrifice de l’être, nous pousserait à nous heurter jusqu’à l’essoufflement contre les parois de l’impasse. La liberté nous incite à puiser en nous la force d’affronter ce que, dès son plus jeune âge, songeant à son modèle, Jacob, Claude a nommé « lutte avec l’ange », c’est-à-dire étreinte de la nécessité, du négatif, du destin. « Car la blessure est victoire, ils titubent et recommencent, traversent les fleuves de leur triomphe boiteux. » [6] Cette ascèse existentielle donne à l’ouvert l’envergure de l’infini, qui est réciprocité. « L’énergie de l’amour humain jaillit d’elle seule, et non de notre petit désir individuel, de notre vain personnage aux goûts capricieux et changeants, de cet Ani [moi] présomptueux dont l’autre face est l’Aïn, le néant. A la source occultée de l’Aleph nous puisons à la fois le feu divin et les étincelles de rosée qui l’abreuvent. » [7] Comme il est dit dans l’Ecclésiaste (IV, 10) : « Car s’ils tombent l’un relèvera l’autre. » (Traduction d’Henri Meschonnic)

Nous nous trouvons ici à des lieues du poète lyrique enfermé dans le souci de sa « finitude » et dans la poursuite du bel objet esthétique. Comme me le disait Claude Vigée lors de nos entretiens pour Mélancolie solaire  : « Le mouvement du devenir interdit de s’arrêter et, pour pouvoir y mettre un frein, il faut, s’arrêtant soi-même, empêcher également les autres de donner libre cours à leur élan intérieur. Il est nécessaire dès lors de se pourvoir des moyens d’intimider et de juguler. On peut certainement penser que le culte des êtres et des objets achevés est lié à une recherche de sécurité. Cela me paraît même évident. Aux origines de nos civilisations, les objets de culte isolés, intronisés, visent à rassurer, à faire sentir que là, on est tranquille. Les icônes, par exemple, ont deux interprétations : en premier lieu, ce que je viens de dire ; et puis, l’image est aussi lieu de passage, mais demeure fixe, immobile. On s’y absorbe. Cela, je l’ai vu de mes propres yeux dans des églises orthodoxes et surtout dans la partie gréco-russe du Saint-Sépulcre. Il faut que la figuration de l’objet-Dieu soit de totale terreur ou d’absolue beauté. « Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre… » A quoi Mallarmé ajoute : « Si la beauté n’était la mort… »

La beauté résorbe le mouvement ; la beauté est immobile. Elle est, ou bien un objet transitionnel, comme le disent certains psychiatres, notamment Winnicott, ou bien elle invite à l’absorption dans un objet qui suspend la vie en soi. C’est l’un ou l’autre, ou peut-être même l’un et l’autre. » [8]

Et le poète définissait ainsi sa visée : « Je ne désire pas me contenter de créer des objets de beauté, mais je souhaite faire jaillir des figures à travers lesquelles l’humain puisse se mettre en branle et se sentir enfin vivre un peu plus – sinon un peu, tout court. L’extase vraie demeure toujours modeste, assujettie aux dures lois temporelles et spatiales d’une existence mortelle. » [9] L’extase est alors cette ouverture dont nous parlions plus haut. En elle, chacun trouve sa place – poète, lecteur, et autres poètes.

Ceci explique que la revue de l’Association des Amis de l’Œuvre de Claude Vigée se veuille ouverte. Cette ouverture se manifeste dans sa composition. Nous partons des écrits en prose de Claude, le fameux « Cahier parisien », auquel s’adjoint un entretien mené en juin 2009, dans lequel nous avons tenté de réfléchir un peu plus avant encore sur la question de l’acte créateur. Nous ferons aussi un petit voyage à Seebach, village natal du grand-père bien-aimé de Claude, Léopold. Viennent ensuite les écrits sur Claude. Nous publions avec l’autorisation de leur auteur, que nous remercions chaleureusement, les très intéressantes lettres de René Girard adressées au poète durant les années américaines des deux amis. Heidi Traendlin nous initie à la poésie alsacienne de Claude Vigée et John Taylor analyse l’ensemble de l’œuvre, les Chants de l’absence plus particulièrement. Les photographies de Freddy Dott nous font voyager en Alsace entre aujourd’hui et jadis ; la promenade est illustrée de vers de Claude et d’extraits du Panier de houblon.

Il est naturel de parler de musique autour de l’œuvre de Claude Vigée, et notamment, comme le fait ici Eric Heidsieck, célèbre pianiste, de Bach et de Mozart. André Ughetto, qui a dirigé le numéro d’Autre Sud consacré à Claude Vigée à l’automne 2009, s’interroge, lui-même poète et auteur d’un recueil de poèmes ordonnés selon l’arbre des sefiroth [10], sur la création poétique. Anthony Rudolf nous a confié un extrait de ses Mémoires et évoque ici sa visite pour le colloque qui s’était tenu à Paris 3 autour de la « traduction comme commentaire », organisé par Christine Raguet et Maryvonne Boisseau.
Et Claude Cazalé-Bérard a réuni pour nous les pièces d’un dossier très pertinent à notre époque d’abus et de mépris du langage en posant la question : « Le monde sauvé par les poètes ? » A l’origine, une table ronde devait se tenir le 5 mars 2009 à Paris 3, mais les événements houleux qui ont animé l’Université au printemps dernier n’ont pas permis que nous apportions ce jour-là réponses à l’interrogation. Que Peut-être accueille les réactions si diverses à cette suggestion nous a paru tout à fait conforme à l’esprit de la revue : « Mais la question que l’on peut se poser aussitôt n’est-elle pas : pourquoi les poètes ? Et pourquoi pas ? Cela va-t-il de soi ? Qui sont-ils ? Que font-ils ? S’agit-il d’un recours ultime, après la reconnaissance d’un échec des idéologies, d’un vide cognitif, des apories de l’histoire, d’une faillite des utopies ? Un salut pour soi ? Pour l’autre ? Peut-être ?
Le point de départ et le choix de cette formulation s’inspirent directement du titre donné par Elsa Morante à cette œuvre inclassable qu’est Le monde sauvé par les gamins, publié en 1968 – aux dires mêmes de l’auteur un mystère, un oratorio, un pamphlet, un manifeste révolutionnaire habité par la mémoire douloureuse, obsessionnelle de la Shoah – où elle imagine une révolution confiée « aux gamins », mettant fin aux abus, aux injustices, aux guerres, aux violences, en un mot à la barbarie qui a conduit le monde au bord du désastre, sous la menace de la désintégration atomique. »
Et nous descendons finalement vers le « lac de la rosée » avec les derniers poèmes de Claude, la traduction de nombre d’entre eux par Anthony Rudolf. Claude Cazalé Bérard a traduit certains poèmes de Claude Vigée en italien et commenté ce travail.
En hommage à Henri Meschonnic, nous sommes heureux de publier quelques-uns de ses poèmes dans le premier numéro de Peut-être. Quand je lui avais demandé s’il voulait bien faire partie du Comité de la revue, il m’avait répondu oui avec grand enthousiasme. Guy Braun a réfléchi sur la traduction qu’a faite Henri Meschonnic des Paroles du Sage et, s’attachant à certains versets, les accompagne de gravures ou de monotypes. Nous publions ici l’entretien initialement paru dans Temporel en octobre 2008.
Ont bien voulu nous confier des poèmes Hélène Péras, amie de longue date de Claude Vigée, et Michael Edwards qui, dans son dernier ouvrage, Shakespeare : Le poète au théâtre, n’est pas loin de considérer que le poème a pour vocation de réparer une réalité parfois décevante, parfois cruelle : « Et il faut continuer de réfléchir, à propos de Cymbeline, sur le rapport qui existe, pour le poète Shakespeare, entre le réel quotidien et l’entrevision d’un autre réel plus vrai et plus heureux, car ce rapport se trouve, tout simplement – si je ne me trompe, mais je ne pense vraiment pas me tromper – au cœur même de la poésie. » [11]

Nous avons également sollicité Nicole Gdalia, directrice des éditions Caractères, dont Cliona Ni Riordain, qui enseigne à Paris 3, a traduit quelques poèmes en anglais, et que Michèle Duclos a questionnée sur son œuvre. Beryl Cathelineau-Villatte nous parle avec délicatesse et nostalgie de la « Fin d’un été, qui n’a pas été ». Michèle Finck se souvient de son père, Adrien Finck, poète et universitaire, grand ami de Claude Vigée. Parmi les poèmes que je présente ici, deux sont dédiés à Claude, car ils furent écrits – au moins le premier jet, si je puis dire en l’occurrence – dans l’avion qui nous ramenait à Paris après le colloque sur Jacob qui s’est tenu à Gargnano, sur le Lac de Garde, en juin 2009. Les deux autres mettent en valeur un thème qui m’est cher, la réciprocité.

Le lecteur aura sans doute perçu combien la traduction nous importe. Elle est en effet un acte poétique à part entière. Esther Orner nous propose des poèmes de Maya Béjérano, Bernard Grasset, des poèmes de Rachel.

Nous terminons avec l’actualité éditoriale de Claude Vigée. Les titres donnés à chacune des parties de notre revue sont extraits de l’œuvre du poète. Et je rappelle que le titre de la revue lui-même augure de son ouverture, ouverture sur le devenir, en sa menace, en son possible, en parfaite ambivalence : « Le nom propre de la divine Présence est : Peut-être (Oulaï). » (Tikkouné-ha-Zohar, 69) En ce seul mot s’esquisse toute une perspective poétique.
Pour terminer, je voudrais remercier tous eux qui ont contribué à cette revue. Je voudrais saluer le travail de Claude Cazalé Bérard et lui dire ma gratitude pour sa présence et ses encouragements. Nous sommes aussi très reconnaissants à Liliane Klapisch-Mosès de nous avoir permis gracieusement de reproduire ses si délicates Capucines, en couverture et à l’intérieur de l’ouvrage. Nous devons à la maîtrise artistique et technique de Guy Braun le long et minutieux travail de mise en page. Qu’il soit assuré de notre gratitude. Nous remercions également vivement Jean-Baptiste Para, rédacteur en chef de la revue Europe avec Charles Dobzynski, pour les conseils qu’il nous a donnés. Et nous n’oublions pas, au Service du Livre de la Région d’Ile-de-France, l’aide précieuse et l’aimable accueil d’Isabelle Reverdy, qui a aplani pour nous toutes les difficultés de constitution du dossier de demande de subventions. Qu’elle soit assurée de notre gratitude ainsi que Xavier Person, Francis Parny, Vice-Président chargé de la culture, et Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Ile-de-France.
Et le fondement de cette revue, ce sont la personne et l’œuvre de Claude Vigée, et cette idée qu’avait eue Evy de constituer, autour de cette richesse de poésie et de pensée, une association, dans laquelle nous voici tous rassemblés.

« l’oreille ouverte lui suffit »

Chalifert, 15 novembre 2009

Notes

[1Claude Vigée, Mon heure sur la terre. Paris : Galaade, 2008, p. 682.
« Rien […] n’aura eu lieu […] que le lieu ». Stéphane Mallarmé, Un coup de dés jamais n’abolira le hasard (écrit en 1895-96). Paris : Gallimard Pléiade, 1998, pp. 384-85.

[2La terre et le souffle : Rencontre autour de Claude Vigée, 22-29 août 1988. Colloque de Cerisy, 22-29 août 1998. Sous la direction d’Hélène Péras et Michèle Finck. Paris : Albin Michel, 1992, p. 301.

[3Rainer Maria Rilke, Les Elégies de Duino. Les Sonnets à Orphée. Edition bilingue. Traduction d’Armel Guerne. Paris : Seuil Points, 1974, pp. 78-79.

[4« Le Défi du poète », Danser vers l’abîme. Mon heure sur la terre, op. cit., p. 743.

[5Betty Rojtman, Le pardon à la lune : Essai sur le tragique biblique. Paris : Gallimard, 2001, p. 9.

[6Ibid., p. 60.

[7Claude Vigée, Dans le silence de l’Aleph. Paris : Albin Michel, 1992, p. 37.

[8Claude Vigée, Mélancolie solaire. Paris : Orizons, 2008, pp. 201-202.

[9Ibid., p. 205.

[10André Ughetto, Rues de la forêt belle. Châtelineau (Belgique) : Le Taillis Pré, 2004.

[11Michael Edwards, Shakespeare : Le poète au théâtre. Paris : Fayard, 2009, p. 278.