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Editorial Peut-être N°2 - Revue Peut-être
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Editorial
Peut-être N°2

par Anne Mounic

« Nous vivons dans le peut-être, je ne saurais dire confortablement,
mais enfin c’est le seul air respirable. »
Benjamin Fondane, lettre du 28 janvier 1941 adressée à Fredi Guthmann.

Le « seul air respirable », ce « peut-être » qui sans cesse nous modèle, comme le potier de Soufflenheim, dans le devenir, par son ambivalence elle-même restaure une forme d’espoir. Dans cette étreinte, en effet, nous nous forgeons ; assumant ce possible, nous le modelons, créant ainsi notre liberté en la choisissant en dépit de la nécessité. Le poète anglais G.M. Hopkins, se référant à Duns Scot, écrivait à son ami Robert Bridges, le 4 janvier 1883 : « En ceci, puis-je te dire, réside une très profonde question traitée par Duns Scot, qui montre que la liberté est compatible avec la nécessité. » [1] Disciple d’Avicenne et lecteur de Saint Augustin, le philosophe médiéval (1266-1308) montre qu’il y a de l’infini dans l’être, « premier par rapport au fini », [2] et que la création de l’univers n’obéit pas à la nécessité, mais « résulte d’une décision libre », [3] celle de Dieu. De plus, l’individu constitue l’entité pleinement réelle et intelligible – le singulier est l’ « unité signée (en tant qu’elle est ‘celle-ci’) » [4] – et la volonté est « la faculté principale de la béatitude ». [5] De ce point de départ qu’est la « foi en l’Incarnation », déduite de la « formule johannique : Dieu est amour » [6], se déduit « le système entier du possible ». [7] Dans son rythme poétique, Hopkins inscrit cette foi en « cette singularité-ci », [8] sans toutefois la déduire de l’œuvre du philosophe, avec lequel il ne se découvrit des affinités qu’une fois bien engagé dans son œuvre propre. La faculté du possible, c’est ce que le poète perçoit en lui, et nous pouvons considérer que l’imagination est en nous la faculté du devenir. Posant ce principe de liberté, le philosophe se détourne du tragique pour ouvrir l’avenir ; l’univers n’est pas seulement un enchaînement de cause à effet, un monde fini ; il y est possible de se choisir, comme l’a énoncé beaucoup plus tard Kierkegaard. Cette liberté, trouvant sa source dans le principe de l’amour, se confond avec la générosité, si l’on entend par là la capacité d’engendrer.
Ayant cette année travaillé sur Hopkins, j’en ai discuté avec Claude Vigée qui m’a dit se sentir très proche de ce poète qui voit dans le symbole, non pas le produit de la mort de la réalité sensible, comme le présente Hegel dans son Esthétique, puis Eliot dans les Quatre Quatuors, mais la manifestation, justement, de « cette singularité-ci », dont le poème confirme la signature. Je crois retrouver cet aspect, d’ailleurs, dans un poème de Geoffrey Hill que cite Christopher Ricks dans son dernier ouvrage, True Friendship [9]  :
« Light is this instant, far-seeing
into itself, its own
signature on things that recognize
salvation. I
am an old man, a child, the horizon
is Traherne’s country. » [10]
« Lumière, cet instant, qui voit loin
en lui-même, sa propre
signature sur les choses qui reconnaissent
le salut. Je
suis un vieil homme, un enfant, l’horizon
est le pays de Traherne. »

La question initiale que se pose le poète anglais contemporain est la suivante : « Donc qu’est-ce que la foi si ce n’est / inéluctable endurance ? » Le « pays de Traherne », c’est le pays de la joie, qui ne s’atteint que par l’étreinte de ce « peut-être », « seul air respirable ». C’est ce que dit Hopkins dans « Spring », « Printemps » :
« What is all this juice and all this joy ?
A strain of the earth’s sweet being in the beginning
In Eden garden. [11]
Quel est tout ce suc, toute cette joie ?
Le résidu de la douceur de vivre au tout début
Au jardin d’Eden. »

Nous noterons ici que cette unité épouse l’origine et la fait renaître, la reprenant, en quelque sorte, et je fais là allusion à la notion de « reprise » chez Kierkegaard. Cette joie se déduit en effet du choix du sujet, comme l’exprimait Claude Vigée dans un essai paru dans Pâque de la parole, et que nous reproduisons entre ces pages : « Tout art procède d’un intense désir de joie. Désir sans objet, sinon d’un être à créer, désir d’un monde sans rivaux qui déjà le convoiteraient. Mais la joie n’est pas un désir, ni le désir d’un désir d’autrui. Elle est la conquête achevée dans notre intimité, l’état royal du sujet réalisé, et révélé enfin dans sa forme la plus dense. Elle signifie sérénité, certitude, précision, stabilité. Incompatible avec le flottement, l’insatisfaction qui toujours paraît hésiter devant le monde réel, elle constitue notre métamorphose en une substance d’être tout à fait actuelle, et proche de nous-mêmes. » [12]
La joie est notre choix, dès lors, autant que faire se peut, et se déduit de notre liberté – celle de bien respirer, comme l’a écrit moult fois Claude. Je voudrais à ce propos rappeler ici une réflexion de Jean Améry : « … toute envie de liberté remonte à un désir physiquement conditionné et inaliénable : la liberté de respirer. » [13]
Dans ce « peut-être » se dessine, malgré tout, notre liberté, qui ouvre le possible, l’infini, la joie, en se fondant sur la singularité, et donc sur la voix, puisque celle-ci, sans cesse, offre dans le chant un visage à l’instant au sein du devenir. Hopkins écrit, dans « Hurrahing in Harvest/Célébration en la moisson » :
« I walk, I lift up, I lift up heart, eyes,
Down all that glory in the heavens to glean our Saviour ;
And, eyes, heart, what looks, what lips yet gave you a
Rapturous love’s greeting of realer, of rounder replies ? [14]
Je marche, je m’exalte, le cœur s’élève, le regard,
Tout au long de ce triomphe aux cieux pour glaner notre Sauveur ;
Et, regard, cœur, quels yeux, quelles lèvres vous ont donné malgré tout
Cet accueil d’amour ravi de réponses plus réelles, plus rondes ? »

Je voudrais insister aussi sur le fait que ce visage de Dieu en laquelle s’inscrit cette unité d’être, liberté contre nécessité, n’est que reflet de cette décision intérieure qui nous oriente vers la joie. Il ne s’agit pas de croyance (qui impliquerait une dualité), mais de foi, au sens où Kierkegaard parle de son « entendement religieux », source chez lui de certitude, face au sentiment de découragement et d’ « à quoi bon » (que relevait aussi Pierre Emmanuel [15]) qui souvent accable l’individu dans notre monde. En cette immanence de la demeure intérieure, notre décision est à elle-même sa propre transcendance. Claude Vigée écrivait à son « jeune poète », Marc Patrice, en 1979 : « D’abord, t’interroger longuement sur ton être, l’écouter respirer, aussi bien que les autres, dans ce grand silence pulsant d’énergie muette, où tout prend peu à peu forme et visage véridiques. C’est ainsi qu’un jeune homme se forge ses armes pour devenir fort et un, dans la solitude nécessaire, même si elle lui semble intolérable et injuste. Il n’est pas de chemin facile de soi à soi-même, ni de soi à autrui. Nous passons tous, sans arrêt, par l’expé­rience cruelle du défilé. Devenir, c’est se glisser comme le torrent de montagne encaissé entre deux parois de roc abrupt et opaque. Mais c’est aussi jaillir en avant, intact, aspiré par l’instant futur, inimaginable, soulevé par une lumière d’aube fragile comme l’écume... » [16]
Et revient ce « peut-être », que Benjamin Fondane nommait « seul air respirable » : « Le voyageur n’a pas fini de voyager ». [17] Dans une autre strophe de ce même poème, « Le poète et son ombre », il donne à cette joie que nous évoquons ici son intense qualité dramatique de « danse vers l’abîme », selon les termes de Claude Vigée :
« … et si le vrai bonheur était de se quitter
ô Joie – et de descendre tes marches sanglotantes,
jusqu’à la gueule ouverte et lente et attirante,
halluciné par l’œil magique du boa ? » [18]

Songeant à ces associations qui se forment autour de l’œuvre d’un écrivain ou d’un poète, comme celle que préside Martine Liégeois, autour de Romain Rolland, ou bien celle qu’anime Monique Jutrin, autour de Benjamin Fondane, ou bien la nôtre, je me dis que l’œuvre poétique est ainsi rendue à son essence, un passage d’individu à individu, de bouche à oreille, comme le dit Claude Vigée ; un épanouissement, dans le libre déploiement de l’intersubjectivité, des singularités et de « cette singularité-ci ». En effet, quand on prend connaissance d’une œuvre, dans l’intimité de la lecture, on se dit toujours que l’écrivain, le poète, nous parle à nous, individu, dans le secret de l’intériorité, dont Kierkegaard dit d’ailleurs cette chose très juste : « … l’intériorité c’est quand les paroles dites appartiennent à celui qui les reçoit comme si c’était son bien propre – et c’est vraiment maintenant son bien. » [19] Cette association, fondée à partir de l’œuvre de Claude Vigée sur l’intuition d’Evy et l’aspiration de Claude, constitue donc pour nous tous une grande chance, car elle nous permet d’établir un échange de singularités inspiré par une réflexion poétique décisive.

Merci, Claude, de cet inestimable présent, et bon anniversaire, puisque va s’ouvrir pour vous, le 3 janvier prochain, votre quatre-vingt-onzième année. Votre présence nous est chère et nous souhaitons qu’elle demeure avec nous longtemps, par la grâce du chant et de ce chardonneret que vous évoquiez cette année à la mi-septembre.

Dans ce deuxième numéro de Peut-être, nous reprenons quelques essais initialement paru dans Pâque de la parole. C’est Pascal Riou qui, indirectement, nous a donné cette idée, puisqu’il a fait part à Claude de son désir de proposer à ses étudiants l’étude de la « Lettre à Marc Patrice ». Vient ensuite un entretien avec Claude sur le thème du visage, qu’il faudra lire comme une introduction à l’ensemble des essais réunis sur cette question dans la troisième partie, « L’oreille ouverte ». Cette première partie se termine par une évocation du Summerlied d’Ohlungen, en Alsace, où Claudine Singer a représenté son père, qui y recevait le Prix d’honneur pour son œuvre poétique.

Dans la deuxième partie, « Mon heure sur la terre », Nelly Carnet s’intéresse aux récentes parutions de Claude Vigée, La double voix aux éditions Parole et Silence, ainsi que la réédition de L’Extase et l’errance par Daniel Cohen aux éditions Orizons. Heidi Traendlin analyse Les Orties noires et Jean-Luc Allouche évoque son ancien professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem : « Qu’on s’imagine un jeune homme féru d’un poète le découvrant soudain comme son maître... Ses cours étaient didactiques, précis, mais souvent empreints d’une fièvre qui n’était que le prolongement de son propre bouillonnement intérieur. Il avait une manière inoubliable de détacher les mots, de les rouler dans sa bouche, de les disséquer, jouant souvent sur les étymologies. » Nous publions ensuite, dans l’adaptation française que nous en offre Andrée Lerousseau (que nous remercions très vivement pour ce travail), la conférence donnée par Paul Assall le 17 janvier 2010 à l’Université catholique de Fribourg-en-Brisgau. « Les mots murmurés, les voix oubliées, réprimées, la pluie de campagne, c’est là, en Basse Alsace, dans ce paysage du Ried aux alentours de Bischwiller où chuchote le Ruisseau-Rouge et où s’étire la sente aux orties que le requiem alsacien Les orties noires flambent dans le vent a ses origines, issu du souvenir, qui affleure involontairement à la conscience, des ravages infligés également à cette terre d’Alsace par l’histoire du vingtième siècle, de la terreur nazie, de la shoah, des expulsions et des assassinats. […] Dans ce dialecte se produit l’inespéré : la montée soudaine de la voix jusqu’alors réprimée et réduite au silence qui, comme après une longue et grave maladie, fuse dans un espace ouvert, libéré, dans la respiration de l’être. » Alfred Dott, de ses photographies, offre une résonance visuelle à ces « orties noires ».

« L’oreille ouverte » débute par un entretien avec Robert Misrahi, qui nous raconte quelques souvenirs de son enfance et de son adolescence à Paris durant l’Occupation. Dans sa préface à un ouvrage qui déploie ce que nous pourrions nommer une poétique du sujet, Construction d’un château, publié tout d’abord en 1981, puis réédité en 2006, le philosophe écrit : « … j’évoquais par ce titre et ce lieu cette heureuse période de mon adolescence durant laquelle, ‘évacué’ avec les enfants des écoles devant l’avancée des troupes nazies en 1940, je vécus dans un château ‘Renaissance’ du 19e siècle, en Anjou.
Non seulement l’image du château me situait au cœur de l’expérience populaire et de la mienne propre, mais encore elle plaçait mon écriture sous le signe de la poésie, et cela dès l’ouverture de l’ouvrage. » [20]
Suit le dossier que nous consacrons dans ce numéro 2 au visage et que je présente un peu plus loin.

« Le lac de la rosée » s’ouvre sous le signe du chardonneret :
« Cette chanson est née de rien, sinon
d’un tonnerre lointain… »

Nous retrouvons ensuite Henri Meschonnic, en ses poèmes, et en l’évocation que fait de lui Régine Blaig, son épouse. « Nos tables se font vis-à-vis. Sitôt la tête levée nous étions chacun dans le regard de l’autre. » A la suite, j’ai placé les quelques lignes écrites à l’occasion du 8 avril 2010, quand Régine avait invité chez elle tous ses amis pour évoquer Henri.

Sont réunis ensuite quelques poètes membres de notre association, Eliane Biedermann, Martine Blanché, Beryl Cathelineau-Villatte, Michèle Finck, Colette Gibelin, Bernard Grasset, Frédéric Le Dain et Yvon Le Men. Nous terminons par un cahier bilingue, les poèmes et leur traduction. Nous invitons là John Taylor (Etats-Unis, mais il vit en France, en Anjou, et son épouse, Françoise Daviet, le traduit), Anthony Rudolf (ami de Claude et membre de notre association), Elaine Feinstein (Angleterre), Michael Heller (Etats-Unis), Leanne O’Sullivan (Irlande), Vincent O’Sullivan (notre ami néo-zélandais, membre de notre association) et Wendy Saloman (Angleterre). Robert Ellrodt, ancien professeur à Paris 3, spécialiste des poètes métaphysiques anglais, vient à la jonction des deux cahiers, car, de langue française, il écrit en anglais et se traduit lui-même. En 1949, Henri Fluchère adressa quelques-uns de ces poèmes à T.S. Eliot, qui répondit à leur auteur, dans une lettre du 14 juillet 1949 : « Et encore plus remarquable pour celui dont l’anglais n’est pas la langue maternelle. Vous devez cependant être bilingue à un degré très exceptionnel. » [21]
Nous remercions Paula Rego de nous avoir autorisés à reproduire un de ses tableaux en couverture ainsi qu’un détail en quatrième de couverture. Nous sommes également reconnaissants à Devorah Boxer de nous avoir confié quelques reproductions de ses gravures. Les photographies d’Alfred Dott accompagnent notre lecture. Nous retrouvons Guy Braun avec un monotype.

Il me reste à vous souhaiter bonne lecture de ce numéro 2 de Peut-être, qui se place sous le signe de Benjamin Fondane.

« Le voyageur n’a pas fini de voyager. »

A.M.
Chalifert, le 8 octobre 2010

Notes

[1Gerard Manley Hopkins, The Major Works. Oxford : O.U.P., 2002, pp. 257-58.

[2Jean Jolivet, « La philosophie médiévale en Occident », Histoire de la philosophie I, volume 2 (1969). Sous la direction de Brice Parain. Paris : Gallimard Folio, 2001, p. 1478. Sur Duns Scot, voir aussi : Gérard Sondag, Duns Scot. Paris : Vrin, 2005.

[3Ibid., p. 1480.

[4Duns Scot, Le principe d’individuation, De principio individuationis. Paris ; Vrin, 2005, p. 125.

[5Jean Jolivet, « La philosophie médiévale en Occident », p. 1481.

[6Ibid., p. 1475.

[7Ibid., p. 1479.

[8Duns Scot, Le principe d’individuation, p. 125.

[9Christopher Ricks, True Friendship : Geoffrey Hill, Anthony Hecht and Robert Lowell Under the Sign of Eliot and Pound. New Haven and London : Yale University Press, 2010. Voir Temporel 10 : http://temporel.fr

[10Geoffrey Hill, poème CXXI, The Triumph of Love. Boston, New York : Houghton Mifflin Company, 2000, p. 64. Ma traduction. De même pour les suivantes.

[11Gerard Manley Hopkins, The Major Works, op. cit., p. 131.

[12Claude Vigée, Pâque de la parole. Paris : Flammarion, 1983, p. 32. Essai repris dans ce volume.

[13Jean Améry, Porter la main sur soi : Traité du suicide. Traduit de l’allemand par Françoise Wuilmart. Paris : Actes Sud, 1996, p. 129.

[14Gerard Manley Hopkins, The Major Works, op. cit., p. 134.

[15Voir le livre d’Anne Simonnet, Pierre Emmanuel, poète du samedi saint. Préface de Dominique Ponnau. Paris : Parole et Silence, 2010.

[16Claude Vigée, Pâque de la parole, p. 33. Lettre reprise dans ce volume.

[17Benjamin Fondane, « Le poète et son ombre », Le Mal des fantômes. Edition établie par Patrice Beray et Michel Carassou avec la collaboration de Monique Jutrin. Liminaire d’Henri Meschonnic. Lagrasse : Verdier, 2006, p. 146.

[18Ibid., p. 144.

[19Sören Kierkegaard, Post-scriptum aux miettes philosophiques (1846). Paris : Gallimard Tel, 2001, p. 173.

[20Robert Misrahi, Construction d’un château (1981). Paris : Entrelacs, 2006, p. 12.

[21Cette lettre de T.S. Eliot ainsi que les poèmes de Robert Ellrodt, en anglais, ont été publiés par les bons soins de R.V. Young dans la revue Modern Age, Volume 52, n° 1, Winter 2010, pp. 81-92.