Parmi les nombreux ouvrages publiés par Georges-Emmanuel Clancier, il en est un que j’affectionne plus particulièrement et qui a pour titre Passagers du temps. Vous y contez « cette fable éparse,
| Georges-Emmanuel Clancier |
Cette incertaine et tremblante épopée
Qui ne cesse on dirait de s’écrire,
De se chercher et de se perdre
A travers temps à travers lieux
Parmi les ombres et leur désordre
Là où l’image et le silence
Le mot, la mémoire et le sang
Forment notre opaque substance. »
Je lis dans ces vers le va-et-vient de ce « Peut-être » qui est tout ambivalence, mais que l’on tente, grâce à la parole, à orienter vers la joie : « Mais la joie l’ont-ils jamais atteinte… », écrivez-vous aussi. C’est l’un de titres de « Enfances » dans ce volume, qui précède : « Il y eut ces étés verts… » Car vous parlez à merveille de l’été et de ses bonheurs. Dans Vive fut l’aventure, votre dernier recueil, dont vous allez nous lire quelques extraits, vous parlez du « soleil des vergers des garrigues » et de « ce paradis que fraîche source irrigue ». Dans Le paysan céleste, vous débutez un poème par ce vers : « Les coquelicots, le blé, les chênes à l’horizon. » Et là, je crois, chacun d’entre nous, retrouve l’enfant qu’il a été et qui a passé ses étés à la campagne.
Nous allons avoir maintenant le plaisir de vous écouter, « aux sources / du chant ».





